Vous remarquez depuis quelques mois un ou plusieurs poils épais et sombres apparaître sur le menton ou au-dessus de la lèvre supérieure ? Vous n’êtes pas seule. Ce phénomène touche une grande partie des femmes à partir de la périménopause et même bien avant, et il a une explication bien précise : le grand chamboulement hormonal qui accompagne cette période de la vie.

Dans cet article, on vous explique pourquoi les poils du visage deviennent plus drus, plus épais et plus visibles à cette étape, comment vos hormones agissent sur vos follicules pileux, et surtout quelles solutions existent pour vivre cette transition plus sereinement.

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Parlons des poils, des hormones et de la périménopause

La périménopause, c’est la période de transition qui précède la ménopause, souvent entre 45 et 55 ans, parfois plus tôt. Le corps commence à produire moins d’œstrogènes, mais de façon irrégulière : il y a des pics, des chutes, des déséquilibres. C’est cette instabilité qui provoque bouffées de chaleur, cycles perturbés, et oui, aussi des poils qui changent de texture sur le visage.

Les hormones nous accompagnent effectivement jusqu’à la fin de notre vie, et elles continuent d’influencer notre pilosité bien après nos années de fertilité. Comprendre ce mécanisme permet de dédramatiser ce qui arrive à votre peau et à vos poils, et surtout d’agir avec les bons gestes.

Pourquoi les poils deviennent plus drus, épais et sombres ?

Chaque poil pousse à partir d’un follicule pileux, une petite structure sous la peau sensible aux hormones. Quand l’équilibre entre œstrogènes et androgènes se modifie, certains follicules du visage, jusque-là quasi inactifs, se réveillent et produisent des poils plus épais, plus foncés et plus visibles qu’avant.

C’est un phénomène naturel, pas une anomalie. Mais il peut être surprenant, voire un peu déstabilisant, quand on découvre ces poils du jour au lendemain.

Le rôle des androgènes et des œstrogènes

Pour bien comprendre, il faut distinguer deux grandes familles d’hormones :

  • Les œstrogènes : ce sont les hormones féminines dominantes pendant la vie reproductive. Elles favorisent une pilosité fine et discrète sur le visage.
  • Les androgènes (dont la testostérone, présente aussi chez la femme en petite quantité) : ces hormones stimulent la croissance de poils plus épais et plus foncés, notamment sur le visage.

Pendant la périménopause, les œstrogènes chutent plus vite que les androgènes. Le résultat, c’est un rapport hormonal qui penche davantage vers les androgènes, même sans augmentation réelle de testostérone. Ce déséquilibre relatif suffit à réveiller certains follicules et à modifier la texture des poils existants.

Les zones du visage les plus touchées

Certaines zones sont particulièrement sensibles à ce déséquilibre hormonal, car elles contiennent des follicules plus réceptifs aux androgènes :

  • Le menton, souvent la zone la plus concernée
  • La lèvre supérieure
  • Les joues, en particulier près de la mâchoire
  • Parfois le cou, sous le menton

Ce n’est pas un hasard si ce sont ces zones-là : elles sont naturellement plus riches en récepteurs sensibles aux hormones androgéniques, comme la barbe chez l’homme.

Poils du visage : comment gérer ces poils au quotidien ?

Comment gérer et atténuer l'apparition de ces poils au quotidien

Bonne nouvelle : il existe des façons douces et efficaces de reprendre la main sur cette pilosité, sans agressivité pour la peau.

  • Observez plutôt que de paniquer : un ou deux poils isolés ne sont pas un signe de maladie, c’est une évolution hormonale normale.
  • Évitez le rasoir sur le visage : contrairement à une idée reçue, il ne fait pas repousser le poil plus épais, mais la coupe franche donne cette sensation au toucher, ce qui peut être désagréable.
  • Privilégiez l’épilation à la racine plutôt que la coupe, pour un résultat plus net et plus long dans le temps.
  • Hydratez bien votre peau, surtout si elle devient plus fine et plus sensible avec la baisse d’œstrogènes, ce qui est fréquent à cette période.

Est-ce que la cire orientale est une solution adaptée ?

La cire orientale est une méthode d’épilation douce et naturelle qui retire le poil à la racine tout en respectant les peaux sensibles. Elle peut être une bonne alternative pour épiler une zone plus étendue du visage.

En revanche, lorsque seuls quelques poils hormonaux épais et foncés apparaissent à la périménopause, je recommande d’abord la pince à épiler. Elle permet de retirer uniquement les poils concernés, sans épiler toute la zone ni enlever le duvet naturel du visage.

Aujourd’hui, je ne propose plus l’épilation du visage dans ma cabine. Ce choix ne remet pas en cause les qualités de la cire orientale, mais reflète l’évolution de ma pratique. Pour les poils hormonaux du visage, je considère que l’électrolyse est la solution la plus adaptée sur le long terme, c’est pourquoi j’oriente désormais mes clientes vers cette technique.

Et l'électrolyse, une alternative à connaître ?

L’électrolyse est une méthode qui détruit le follicule pileux avec un courant électrique, poil par poil. Elle a l’avantage d’être potentiellement définitive sur le poil traité, mais elle demande plusieurs séances et un certain budget, surtout si de nouveaux poils continuent à apparaître sous l’effet des hormones.

Si vous recherchez une solution durable, je vous recommande de consulter un professionnel spécialisé en électrolyse. C’est d’ailleurs la solution vers laquelle j’oriente aujourd’hui mes clientes lorsqu’elles souhaitent traiter des poils hormonaux du visage.

Si vous souhaitez traiter durablement les poils hormonaux du visage, je recommande Raiton et Purélys, situés à Herblay-sur-Seine et spécialisés dans l’épilation définitive par électrolyse. Grâce à leur expertise, vous bénéficierez d’un accompagnement personnalisé pour déterminer la solution la plus adaptée à votre situation.

Faut-il consulter un médecin ou un endocrinologue ?

Dans la grande majorité des cas, l’apparition de poils au visage à la périménopause est une réaction hormonale normale et ne nécessite pas d’examen particulier. Cependant, certains signes doivent vous amener à consulter :

  • Une pilosité qui apparaît très rapidement et de façon abondante, pas seulement quelques poils isolés
  • Des poils qui apparaissent aussi sur le torse, le dos ou le ventre
  • Des cycles très irréguliers associés à une prise de poids ou de l’acné
  • Un début de pilosité excessive bien avant l’âge habituel de la périménopause

Dans ces cas-là, un médecin ou un endocrinologue pourra vérifier qu’il n’y a pas de déséquilibre hormonal plus important à traiter, comme un syndrome des ovaires polykystiques ou un trouble de la thyroïde.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Le dermaplaning n’est pas recommandé pour traiter les poils hormonaux du visage. Cette technique enlève le duvet et coupe les poils en surface, sans agir sur les follicules responsables de leur repousse. Résultat : elle ne résout pas le problème et peut même conduire à retirer inutilement le duvet naturel du visage.
  • Utiliser une crème dépilatoire chimique sur une peau déjà sensibilisée par la baisse hormonale, ce qui peut provoquer des rougeurs ou des réactions. Idem avec le rasoir !
  • Ignorer totalement le phénomène par gêne, alors qu’un professionnel peut proposer des solutions simples et rassurantes.
  • Penser qu’un traitement hormonal règle tout automatiquement : un THS peut aider à rééquilibrer certains symptômes de la périménopause, mais il doit toujours être discuté avec un médecin, car il ne convient pas à toutes les femmes.

Questions fréquentes

Quelle hormone est responsable de la pousse des poils ?

Ce sont principalement les androgènes, comme la testostérone, qui stimulent la croissance de poils épais et foncés. Chez la femme, ils sont naturellement présents en petite quantité, mais leur effet relatif augmente quand les œstrogènes diminuent, comme pendant la périménopause.

Quelle maladie peut provoquer une pilosité excessive chez la femme ?

On parle d’hirsutisme quand une femme développe une pilosité excessive et masculine (visage, torse, dos). Elle est souvent liée à un déséquilibre hormonal comme le syndrome des ovaires polykystiques, et mérite un avis médical si elle est marquée.

Pourquoi les femmes ont-elles souvent des poils au menton en vieillissant ?

Le menton est une zone riche en follicules sensibles aux androgènes. Quand les œstrogènes chutent avec l’âge, ce déséquilibre relatif réveille ces follicules et fait apparaître des poils plus drus à cet endroit précis.

Existe-t-il un traitement hormonal contre les poils du visage ?

Un traitement hormonal substitutif (THS) peut parfois atténuer ce phénomène en rééquilibrant les niveaux d’œstrogènes, mais il ne cible pas spécifiquement les poils et comporte des contre-indications. Seul un médecin peut évaluer si ce traitement est adapté à votre situation.

les poils du visage

Conclusion

Voir apparaître quelques poils épais sur le menton ou la lèvre supérieure à la périménopause peut être déstabilisant. Pourtant, ce phénomène est fréquent et s’explique le plus souvent par l’évolution naturelle des hormones.

L’essentiel est de ne pas culpabiliser. Quelques poils hormonaux ne définissent ni votre féminité ni votre beauté, et il existe aujourd’hui des solutions adaptées à chaque situation. Pour quelques poils isolés, la pince à épiler reste une option simple et efficace. Si la pilosité devient plus importante ou que vous recherchez un résultat durable, l’électrolyse constitue une solution de référence.

Enfin, si cette pilosité apparaît brutalement, devient très abondante ou s’accompagne d’autres symptômes inhabituels, n’hésitez pas à consulter votre médecin afin d’en rechercher la cause.

Prendre soin de soi, c’est aussi choisir les solutions les plus adaptées à son corps, à chaque étape de sa vie.

Lire l’article « Stop aux poils incarnés ! »

Les sources fiables sur la ménopause :

  • La ménopause en France – Rapport 2025 : C’est LA référence française la plus récente. Un état des lieux complet sur la ménopause en France et sa prise en charge

  • AMELI : L’Assurance Maladie propose également un dossier complet expliquant les différentes étapes de la ménopause, les symptômes fréquents et les traitements disponibles. 

 

  • Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF) : Le CNGOF est la société savante de référence en gynécologie-obstétrique en France. Son espace grand public et ses recommandations médicales permettent de mieux comprendre la périménopause, la ménopause, les traitements hormonaux (THS) et les conseils de prise en charge fondés sur les données scientifiques les plus récentes.
  • Besoin d’un accompagnement spécialisé : Menocare. Depuis peu, plusieurs centres spécialisés dans la santé des femmes en périménopause et ménopause voient le jour en France. C’est notamment le cas de Menocare, un centre parisien qui réunit gynécologues, endocrinologues, diététiciens, psychologues, kinésithérapeutes et sexologues autour d’une prise en charge globale de cette période de vie. Les consultations peuvent inclure des dépassements d’honoraires ou des prestations non intégralement remboursées. Il est donc conseillé de se renseigner sur les tarifs avant de prendre rendez-vous.

 

  • Guide pratique de la périménopause : Émancipées propose des articles clairs et accessibles pour mieux comprendre la périménopause. Vous y trouverez des explications sur les changements hormonaux, les premiers symptômes et des conseils pour mieux vivre cette période de transition. Cette ressource complète utilement les informations délivrées par les professionnels de santé.